Les soldes d’hiver avec ALYS !

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Les soldes d’hiver commencent !

De -10% à -30%, profitez des soldes pour parfaire votre collection de produits ALYS ! Ces soldes couvrent une large gamme de produits, voyons ça ensemble :

Vous avez jusqu’au 16 février pour en profiter alors vite, à vos paniers !

*Dans la limite des stocks disponibles

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Les soldes d’hiver avec ALYS !

Retour sur : Les tips du Dance My World Contest

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Jusqu’au 15 décembre, vous pouvez participer au Dance My World Contest, un concours de danse durant lequel nous vous mettons au défi de reproduire la chorégraphie de Dans mon monde ! Ce concours est organisé en partenariat avec la Fabrique de la danse et vous pouvez retrouver toutes les infos à son sujet ici.

Pour vous aider, nous vous avions bien entendu produit une Dance Version de la chorégraphie :

Mais nous n’allions pas nous arrêter là ! JungYoungRinD. (a.k.a. JYRD.), la chorégraphe de Dans mon monde et de toutes les chorégraphies originales d’ALYS, a donc sorti une série de « tips » (ou conseils) revenant sur certains pas ainsi que des Dance Practices. Retrouvez les dix vidéos dans la playlist ci-dessous :

Comme vous le voyez, une fan a même publié une Mirror Version de la Dance Version d’ALYS… Que de mots compliqués me direz-vous ! Pas de panique, JYRD. nous a aussi concocté un lexique de la danse sur internet pour vous guider. C’est juste là.

Nous sommes impatients de voir vos productions alors on s’échauffe, on s’étire, on branche sa caméra et… FIGHTING!

Retour sur : Les tips du Dance My World Contest

Découvrez nos promotions de Noël

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Jusqu’au 25 novembre, nous proposons une série de promotions sur certains de nos produits ! De quoi inviter ALYS sous votre sapin ou celui de vos proches !

Les promotions se divisent en deux catégories : des packs contenant une sélection d’articles sous un même thème à -25 % et les bons plans, des produits seuls à -15 %.

Les packs sont :

Le pack Digigraphie

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Il contient la Digigraphie ALYS Hiver, et le poster ALYS au format A2. Il vous reviendra à 52€50 au lieu de 70€ !

Le pack Douceur

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Il contient le T-shirt Douceur, le mug Douceur et le Totebag ALYS. Il vous reviendra à 48€74 au lieu de 64€98 !

Le pack Propaganda

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Il contient le poster ALYS Propaganda ainsi que le lot de cartes postales Propaganda et vous reviendra à 15€38 au lieu de 20€50 !


 

La sélection de produits contient quant à elle :

  • Le T-shirt Douceur à 25€49
  • Le Mug Douceur à 17€
  • Le Totebag ALYS à 12€74
  • Le pack de cartes postales Propaganda à 10€63

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De plus, la livraison vous est offerte dès 50€ d’achat. Pour 100€ d’achats, vous recevrez le strap ALYS Hiver en bonus !

Alors n’hésitez plus et complétez votre liste au Lupin de Noël en cliquant ici !

Découvrez nos promotions de Noël

Créez la chanson de Noël avec nous

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Chanson en chantier !

Comme l’an dernier avec Pr☆messe, nous vous proposons de participer à la conception du clip de Noël d’ALYS… mais aussi à l’écriture des paroles. De plus, cette année les paroles seront écrites par l’équipe de VoxWave au complet !

Noël, c’est avant tout l’anniversaire de Sieur Lupin (et de Lachesis mais ça, on s’en fiche). Le Maître des Umins a donc décidé de se réapproprier cette fête qui sera désormais une fête en son honneur.

La Saint Lupin !

Envoyez-nous vos plus beau dessins et des mots que vous voudriez voir inclus dans les paroles (nous ferons une sélection) à l’adresse mail contact@voxwave.fr avec en sujet « chanson de noël » avant le 10 décembre !

La fête s’annonce spéciale cette année, n’est-ce pas ?

Créez la chanson de Noël avec nous

Marche au pas : Interview de Caroline B. (Direction artistique) !

Bonjour Caroline ! Aujourd’hui j’aimerais aborder avec toi la question de la direction artistique de Marche au pas. Peux-tu expliquer en quelques mots à nos lecteurs en quoi consiste ton travail et quels sont ses enjeux ?

Bonjour ! En fait, la direction artistique c’est un peu le travail de l’ombre, ou disons, la colonne vertébrale d’un projet, cachée sous les travaux des artistes qui, avouons-le, méritent davantage d’être mis en lumière. Si je devais résumer l’enjeu général de mon travail, je dirais qu’il s’agit essentiellement d’encadrer, conseiller et coordonner les différents artistes qui interviennent sur un même projet, tout en définissant l’esthétique générale de la création, de façon à ce que chaque élément ajouté soit vecteur de sens, et que l’ensemble soit cohérent.

Après, pour parler de façon plus concrète, parce que tout ceci est bien théorique, nous allons prendre un exemple. Dans le cas de Marche au pas, j’ai donné des indications stylistiques convergentes à Tatsuki et Lachesis au sujet de l’indétermination générique du personnage principal :

Pour Lachesis cela revenait à s’interdire l’emploi de participes passés (qui traduisent un genre masculin ou féminin) dans l’écriture des paroles. De la même façon j’ai contraint le travail de Tatsuki en lui demandant de mélanger des codes graphiques différents. Je lui ai conseillé de s’inspirer de l’esthétique androgyne de certains mangas afin de traduire l’aspect « garçon féminin » de Das. A contrario, pour faire un/e Das « fille masculine » nous ne pouvions pas réutiliser les codes du manga, donc je lui ai suggéré de s’inspirer de la mode vestimentaire tomboy et de certains mannequins emblématiques de cette esthétique très en vogue dans le monde anglosaxon. De façon plus fine encore, si vous regardez les sourcils de Das, vers l’extérieur ils sont dessinés en appliquant les codes graphiques des sourcils « de fille », tandis que vers l’intérieur ce sont des sourcils « de garçon » (une idée de Tatsuki). Et c’est comme ça pour tout.

Il en va en effet de même pour la musique, les paroles, le dessin, l’animation, le mixage… et je pourrais vous donner des exemples dans chacun de ces domaines, si nous en avions le temps et si je n’avais pas peur de vous endormir. En gros, j’oriente, je conseille et je gronde (le « tututu ») les artistes.

Pour résumer en quelques lignes le processus de création de Marche au pas, ça s’est déroulé comme ça : j’ai commencé par rédiger une feuille de route résumant les enjeux et les idées du projet. Elle était valable pour tous les artistes, tous pouvaient s’y référer à n’importe quelle étape de la création.

Contrairement à ce qui se fait d’habitude, on a commencé par les paroles, avec Lachesis. Elle avait une idée assez précise de ce qu’elle voulait raconter mais était presque trop enthousiaste et débordait d’idées (c’est toujours comme ça quand les artistes sont généreux). Je l’ai en fait simplement aidée à raconter le mieux possible l’histoire qu’elle avait en tête, en lui conseillant certaines modifications stylistiques, en la forçant à structurer les mouvements de son texte, en suggérant l’emploi d’un mot à la place d’un autre… toutes les idées viennent d’elle, de mon côté j’ai fait ce qu’on appelle un travail d’éditeur, pour la pousser à s’améliorer et lui donner les outils dont elle avait besoin pour ça.

Avoir un texte structuré, articulé sur une idée générale par couplet, a aidé Alexou à composer la musique. Et pourtant l’exercice était loin d’être facile, réussir à traduire quelque chose d’aussi intime tout en se l’appropriant mais sans le dénaturer… cela tenait de la gageure. Mais Alexou a cette force d’empathie qui a rendu l’expérience possible. Je doute que cela aurait pu aussi bien se passer avec un autre compositeur.

Pour la partie vidéo, j’ai travaillé à la fois avec Tatsuki et Saint. J’ai commencé par écrire un scénario (sur le modèle d’un scénario de bande dessinée) pour guider Tatsuki. À partir de là elle a pu croquer un storyboard que nous avons corrigé ensemble (changer tel angle de vue, corriger telle perspective, supprimer telle image qui était redondante avec celle d’avant et n’apportait rien à l’histoire…). Ensuite elle a passé ses dessins au trait (version noire encrée) et à la couleur, avec à chaque fois des étapes intermédiaires et des corrections. Je savais où je voulais l’emmener, mais il ne fallait pas qu’elle sache que j’avais une idée précise de ce que je voulais qu’elle fasse, pour justement pouvoir se surprendre elle-même. De ce point de vue-ci c’était une très belle expérience parce que j’ai vu (en streaming qui plus est) le moment où elle a eu un déclic. Je me suis bien gardée de le lui dire sur le moment et elle vous dirait qu’elle n’a pas progressé, mais le seul fait d’avoir dû revenir sur ses premiers dessins pour les mettre au niveau des derniers est suffisamment parlant…

Ensuite il a fallu diriger Saint pour que les images, très nombreuses, ne soient pas trop statiques. Comme d’habitude, elle a été force de proposition et a su trouver des façons subtiles d’insuffler de la vie dans les visuels. J’aime beaucoup travailler avec Saint parce que c’est quelqu’un de très scrupuleux et de très respectueux du travail de ses collaborateurs. Elle a une vraie personnalité mais elle ne s’en sert jamais pour écraser le travail des autres, ce qui serait possible étant donné qu’elle arrive en bout de chaîne.

Et on avance comme ça, petit à petit, étape par étape et retouche par retouche. C’est ce travail d’orfèvre et ce souci du détail qui donnent de la profondeur au morceau. Ce sont les « détails vrais », comme les appelaient Maupassant, qui rendent les histoires que nous inventons singulières, vraies et touchantes.

Bref, disons que c’est comme un accouchement collectif et qu’il faut faire en sorte que le bébé prenne le meilleur de chacun des artistes.

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Le harcèlement scolaire est un sujet de société complexe, difficile à aborder. Peux-tu nous raconter un peu la genèse du projet ? As-tu fait des recherches spécifiques avant de te lancer ?

C’est un sujet d’autant plus difficile que sa réalité est différente en fonction des pays où on l’observe. Avant de travailler dans le secteur culturel, j’ai été moi-même professeur, le temps de financer mes études. J’ai vu des élèves subir des harcèlements de toutes sortes et il est vrai que c’est une réalité tellement pernicieuse qu’elle en devient insaisissable. Le projet de chanson sur le harcèlement est parti d’une conversation avec Joffrey, le président de VoxWave, qui me faisait part d’un constat : de nombreux fans rencontrés en convention lui avaient confié être en rupture scolaire, souvent suite à des histoires de harcèlement. On a tout de suite voulu en faire quelque chose de créatif et d’engagé. Parler à notre public, lui dire qu’on l’écoutait. On se sentait responsables de ces témoignages qui nous avaient été confiés et des espoirs d’émancipation que cristallise ALYS et notre projet d’une manière générale.

Mais une fois cette décision prise, il fallait encore réunir une équipe artistique qui soit à la hauteur d’un sujet aussi difficile à traiter, c’est-à-dire des gens à la fois intelligents, sensibles et courageux. De ce point de vue-là, vous l’avez compris, je dois dire que c’est une expérience qui m’a ravie.

Mais pour répondre plus directement à ta question, nous sommes donc partis d’un constat empirique et du vécu de chacun. C’est ensuite, pendant l’élaboration du clip et à chaque étape, que j’ai été amenée à faire des recherches plus spécifiques, sur l’ijime par exemple, sur les chiffres du harcèlement, sur les études de genre…


Comment s’est déroulée la collaboration avec les différents artistes en présence ? D’ailleurs, c’est bien toi qui as proposé à Lightning de rejoindre le projet, si je me souviens bien ?

J’ai déjà plus ou moins répondu à cette question mais ça me fait plaisir que tu me la poses parce qu’elle me donne l’occasion de redire à quel point j’ai été contente de travailler avec chacun d’eux, Alexou, Lachesis, Tatsuki, Lightning et Saint. Globalement, tout s’est très bien passé même si évidemment il a parfois fallu jouer du tututu. Il faut dire que je suis plutôt très sévère, et je le suis d’autant plus quand je travaille avec des gens talentueux. Alors en voyant la qualité de Marche au pas, je vous laisse un peu imaginer mon intransigeance… Pour autant, chaque fois que j’ai émis des critiques, les artistes concernés ont tout de suite réagi de façon positive. C’est une chance d’avoir des collaborateurs qui sont à ce point dédiés à leur travail, concentrés sur sa qualité et conscients des enjeux qu’il porte. Je crois qu’on a tous voulu par ce projet témoigner notre soutien aux jeunes en souffrance.

C’est pour ça qu’effectivement j’ai voulu que Lightning joue la partie guitare du morceau. C’est un excellent guitariste et sa contribution a donné de la profondeur au morceau, une sensibilité supplémentaire. Je pense que parmi tous les instruments c’est la piste guitare composée par Alexou qui porte le mieux l’émotion du personnage, il me semblait qu’il était donc important d’avoir une guitare analogique et pas un instrument synthétique. Lightning était le musicien idéal pour donner ce supplément d’âme au morceau.


Quelle est ta perception des chanteurs virtuels, et notamment d’ALYS ?

À vrai dire, avant d’entrer dans VoxWave je ne m’intéressais pas du tout aux chanteurs virtuels. J’avais bien vu quelques mangas comme Macross Plus qui traitent du phénomène et sur le papier je trouvais ça intéressant, mais dans les faits je n’étais pas convaincue, je me disais que la virtuosité, l’émotion ne pouvaient pas venir d’un robot ou d’un programme. Ce qui fait le génie de la Calas ce n’est pas la perfection technique de son chant, bien au contraire, ce sont ses magnifiques imperfections. Du coup, la propreté clinique de la machine ne me touchait pas. Et puis à force de me faire asticoter par Joffrey j’ai compris que l’émotion ne serait jamais celle d’ALYS, mais toujours celle du programmeur et que le logiciel a beau être froid comme un week-end de novembre à Bjuroklubbfiskelage (c’est en Suède), les sentiments que l’utilisateur fait passer dans la programmation de la voix, eux, sont bien réels ; et à partir de là il n’y a pas de raison qu’ils ne soient pas touchants. Avec ALYS c’est ce que nous essayons de promouvoir et c’est ce projet qui m’a fait changer d’avis sur la question. Depuis j’en apprends tous les jours un peu plus sur cet univers, qui est d’ailleurs beaucoup plus riche qu’il n’y paraît au premier abord.


Comment vois-tu l’avenir du studio ? Quels développements aimerais-tu apporter ?

Je me plais à l’imaginer radieux. Mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir et de nouveaux obstacles se présentent devant nous tous les jours. Je pense que pour dépasser toutes ces difficultés il faudra justement développer le studio et l’amener à explorer d’autres champs, sans se borner à la seule musique. Ça pourrait être l’animation, le spectacle vivant, le jeu vidéo ou encore l’édition. Bref, je crois de plus en plus à la notion d’univers cohérent transmédia et c’est ce que j’aimerais apporter à ALYS.


Un petit mot pour nos lecteurs ?

Vous êtes encore là ? Plus sérieusement, si vous souffrez de harcèlement scolaire, quel qu’en soit le motif (je me refuse à parler de « raison » en cette occurrence), n’hésitez pas à en parler. Certains adultes probablement vous décevront, probablement ne seront pas à la hauteur, mais persévérez, vous finirez par trouver des gens dignes de confiance et qui seront prêts à vous écouter et à vous aider, si vous n’êtes pas en mesure de vous aider vous-mêmes. Et comme je l’avais dit à un de mes élèves qui m’avait demandé, répétant les propos de ses camarades, si je le trouvais « bizarre » : mais enfin, j’espère bien que vous êtes bizarres ! Tous les gens qui m’intéressent et m’ont jamais intéressée ont toujours, d’une manière ou d’une autre, été considérés comme « bizarres » ou « différents » de la masse. Et très franchement, avec la masse, on s’ennuie, comme un week-end de novembre pluvieux à Bjuroklubbfiskelage… (je présente mes excuses à nos éventuels lecteurs suédois, c’est juste que cette suite presque ininterrompue de consonnes me fascine).

Marche au pas : Interview de Caroline B. (Direction artistique) !

Semaine internationale du film d’animation : Orahi Shiro et la « lip synchronization » [FR/EN]

Orahi Shiro (un animateur et modélisateur espagnol) fait partie de ces artistes dont nous n’avons que trop peu parlé : nos animateurs MMD ! Durant notre première tournée de concerts, ils ont pourtant abattu une quantité de travail impressionnante. Orahi s’est pour sa part occupé d’une technique très complexe : la lip synchronization (ou synchronisation labiale en français) à savoir la synchronisation (donc) de la bouche du modèle avec la voix !
Nous avons beaucoup aimé collaborer avec lui et malgré la barrière de la langue, il s’est toujours montré facile d’accès ! Un de ses travaux que je préfère est sa série de modèles « lowpoly », des modèles contenant peu de polygones et très faciles à utiliser sur MMD.

[Cliquez pour agrandir les images n.d.l.r.]

Le Lowpoly Maika
Le Lowpoly Maika
Vous pouvez trouver une partie de ses travaux sur son compte DeviantArt : http://orahi-shiro.deviantart.com/gallery/

Mais trêve de bavardages ! Comme je vous l’expliquais plus haut, Orahi s’est occupé de la lip synchronization pour les premiers concerts d’ALYS et aujourd’hui, à l’occasion de la clôture de la Semaine internationale de l’animation, il partage avec vous sa façon de travailler alors… Enjoy!

Lachesis


version française

Pour la lipsynch (lip synchronization) d’ALYS j’ai utilisé un outil appelé Face and Lips (https://sites.google.com/site/moggproject/enghome) et conçu par Mogg. Ce logiciel me permet de facilement créer des transitions propres et douces entre les modes MMD en utilisant des fichiers .wav comme base. Il fonctionne aussi avec les fichiers VSQ pour les utilisateurs de VOCALOID. Habituellement, mon travail de lipsynching est à la fois simple et complexe.

Premièrement, j’ai besoin d’un fichier .wav (l’idéal est d’avoir un acapella ou un fichier VSQ). Après l’avoir chargé, j’ai une base de lipsynch que j’affine petit à petit pour qu’elle corresponde au mieux à la chanson. Cette étape est une des plus importantes (c’est bien pour cela que c’est appelé du lipsynch) et une des plus gratifiantes si elle est bien exécutée. C’est complexe pour une chanson en français étant donné que je dois travailler avec les vowel sliders japonais d’MMD [des mouvements de bouche par défaut, prévus à l’origine pour la prononciation du japonais n.d.l.r.], et d’autant plus difficile quand ALYS parle en français comme dans certains de ses concerts.

Après ça, j’essaie de m’imaginer ce que ses expressions faciales pourraient être (les clignements des yeux ou les sourires) et ensuite je télécharge tout ça sur MMD. Lorsque j’ai terminé, je vérifie tout au moins deux fois pour m’assurer qu’il n’y a aucun problèmes et j’envoie le tout à VoxWave pour qu’ils le partagent avec l’équipe principale d’animateurs.

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Une capture d’écran de son travail
English version

For ALYS’ lipsynch (lip synchronization), I use a tool made by Mogg called Face and Lips (https://sites.google.com/site/moggproject/enghome). This software allows me to easily make smooth transitions with MMD modes using wav files as a base and it also works with VSQ files for VOCALOID users. My usual work in lipsynching is kinda simple yet complex at the same time.

First of all I need the wav file (even better if I get an acapella or a VSQ file), after this, I have a base of lipsynch that I redo so it fits the song perfectly. This part is really one of the most important ones (hence why it’s called lipsynch) and one of the most rewarding if done well. It gets harder if the song is in French, as I need to work with the default MMD japanese vowel sliders, and even harder if she’s talking in French such as in some of her concerts.
After this, I try to imagine myself how her facial expressions would be (such as blinking or smiling) and then carry it to MMD. With this part being done, I recheck it twice so there are no problems in it and send it to Voxwave so they can share it to the main animation team.
A screenshot of his work
A screenshot of his work


Intéressant n’est-ce pas ? Bien entendu, il n’a que survolé le sujet dans ce court texte, car la démarche est très longue et complexe, mais ça nous donne un aperçu de son passionnant travail !

Cette semaine dédiée à l’animation est donc terminée mais ça ne veut pas dire que ce genre d’article ne paraîtra plus ! Dans les semaines à venir, nous publierons des témoignages de nos différents collaborateurs sur leur façon de travailler.
C’est une façon pour nous de vous informer mais aussi de mettre en valeur tous les artistes qui nous offrent de leur temps et de leur talent pour aider ALYS à avancer et grandir !

Alors, à bientôt !

Semaine internationale du film d’animation : Orahi Shiro et la « lip synchronization » [FR/EN]

Dance My World Contest : Le vocabulaire de la danse sur internet

La danse est un art très codifié, il est donc tout naturel que le vocabulaire qui lui est associé le soit !
Les communautés internet centrées autour de la pratique de la danse à savoir les odoritte (danseurs postant originellement leurs performances sur Niconico Douga, terme qui désigne aujourd’hui plus largement les danseurs postant des vidéos), les fans de JPop mais aussi et surtout de KPop ont donc au fil des ans ont petit à petit construit tout un lexique dédié à leur passion.

A l’occasion du concours de danse dédié à Dans mon monde, le Dance My World Contest, Jung Young Rin D. (a.k.a. JYRD.) a donc pris le temps de vous rédiger un lexique qui aidera les plus néophytes d’entre vous à naviguer dans ces eaux troubles. Merci à elle !

[Par ordre de pertinence et non alphabétique n.d.l.r.]

Lachesis

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Music video – C’est un clip musical, aussi appelé MV [Les fans de VOCALOID utilisent plus généralement le terme Promotion Video ou PV n.d.l.r.]

Dance version – C’est la version danse d’un clip musical qui montrait déjà une partie de sa chorégraphie. Elle est toujours filmée dans un, plusieurs ou jusqu’à la totalité des décors du MV. La caméra est relativement fixe de manière à voir la danse dans son ensemble. Cependant il y a souvent des zooms, des dézooms, ainsi que des changements de stages [lieux n.d.l.r.] quand plusieurs décors sont utilisés.

Dance practice – C’est lorsque le danseur exécute la danse originale en dehors du contexte du clip, souvent dans un studio, une salle de répétition, d’entrainement, sur une scène, mais aussi parfois dans la rue, sur un toit etc. Dans le contexte d’ALYS, la dance practice est la vidéo réalisée par le(s) chorégraphe(s) de la danse, et les backdancers [les danseurs accompagnant ALYS n.d.l.r.] s’il y en a.

La caméra est presque toujours fixe car l’intérêt est d’aider les intéressés à apprendre les chorégraphies.

Néanmoins, il existe des dance versions et des dance practices de tout type. Ainsi, on a pu voir des « Lip & Dance versions » qui s’intéressent tout autant aux lèvres qu’aux pas des idoles, des dance practice « Eye Contact versions » où la caméra jongle entre le regard et le corps des danseurs etc.

Mirrored – Aussi dites « mirror » ou « miroir », ce sont toutes les vidéos dont les côtés ont été inversés afin de faciliter l’apprentissage des gestes.

Slowed – Aussi dites « slow », ce sont les vidéos dont la vitesse a été réduite afin de faciliter le décorticage des gestes lorsque ceux-ci sont très rapides et/ou extrêmement détaillés. La formule se présente en pourcentage de la vitesse originelle. Plus le nombre décroit et plus lente sera la vidéo. On trouve le plus souvent : 80%, 75%, 50%.

Dance cover – C’est soit une vidéo effectuée par un/des amateur(s) ou non recopiant avec le plus de précision possible la chorégraphie originale proposée dans le MV, la dance version et la dance practice d’une musique donnée, soit une vidéo effectuée par un/des amateur(s) ou non proposant leur propre chorégraphie sur une musique donnée. Dans le deuxième cas, ladite musique possède bien souvent un MV, qui est dépourvu de danse. En clair, c’est l’espace, complètement libre, des fans, amateurs et professionnels autour d’un artiste commun, ici ALYS.

Choreography/chorégraphie – Cela peut désigner une danse officielle ou reconnue par le fandom [La communauté de fans, les Alystes sont un fandom par exemple n.d.l.r.] dans sa généralité, mais on peut trouver cette appellation pour certaines vidéos. On l’utilise par défaut lorsqu’il est très compliqué de caser une vidéo quand elle sort des codes précédemment expliqués, lorsqu’on ne veut pas chercher de quel type de vidéo il s’agit, ou par choix lorsqu’il est question de mettre en avant l’aspect danse et technique.

Fancam – Ce sont les vidéos non-officielles filmées par des fans lors de concerts ou spectacles. Elles peuvent être très utiles pour avoir une danse entière quand aucune dance practice ou dance version n’est sortie ou quand la dance version proposée n’est pas suffisante pour un apprentissage optimal (notamment du fait de certains mouvements de caméra qui obstruent la vue). Elles permettent également de regarder la danse avec une vue d’ensemble, plus éloignée, souvent en hauteur, meilleure pour les déplacements faits sur scène.

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Et bien ! Lorsque les gens s’y mettent, ils peuvent faire pas mal de choses… Inventer la roue, inventer le langage, inventer les lasagnes végétariennes, créer tout un lexique précis et détaillé à force du temps qui passe et de leur passion autour d’un même sujet…

Vous l’aurez compris, ici JYRD. n’a fait qu’effleurer la surface ! Elle vous a donné les bases du sujet, les clefs de son univers, et c’est à vous de voir si vous voulez ouvrir la porte !

N’oubliez pas que si vous souhaitez participer au concours, nous avons réuni sur notre chaîne une série de vidéos pour vous aider à maîtriser la chorégraphie de Dans mon monde. Mirror Version, Dance practice, tout y est !


Je suis bilingue en danse, youhou !

Dance My World Contest : Le vocabulaire de la danse sur internet