King Lupin 2K16 – L’invasion démarre !

Ce matin, nous avons eu une surprise aux locaux : DEUX palettes renfermant pas moins de DIX immenses cartons !!

 

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Nous les avons déballé individuellement…

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Puis rapatrié dans nos locaux…

Et là… C’est le drame !

 

L’invasion de LUPIN a commencé !!

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La bête dans toute sa splendeur !

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ET IL MANGE NOS BONBONS !!!

Non, sérieusement, n’est-il pas trop mignon ? En plus il est tout doux, parfait pour faire des câlins (garantis sans griffure).

Vous en voulez un ? C’est par ici : http://shop.voxwave.fr/fr/goodies/62-lupin-peluche.html !

Nous espérons que sa présence vous ravira :3 !

King Lupin 2K16 – L’invasion démarre !

Les soldes d’hiver avec ALYS !

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Les soldes d’hiver commencent !

De -10% à -30%, profitez des soldes pour parfaire votre collection de produits ALYS ! Ces soldes couvrent une large gamme de produits, voyons ça ensemble :

Vous avez jusqu’au 16 février pour en profiter alors vite, à vos paniers !

*Dans la limite des stocks disponibles

Les soldes d’hiver avec ALYS !

Créez la chanson de Noël avec nous

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Chanson en chantier !

Comme l’an dernier avec Pr☆messe, nous vous proposons de participer à la conception du clip de Noël d’ALYS… mais aussi à l’écriture des paroles. De plus, cette année les paroles seront écrites par l’équipe de VoxWave au complet !

Noël, c’est avant tout l’anniversaire de Sieur Lupin (et de Lachesis mais ça, on s’en fiche). Le Maître des Umins a donc décidé de se réapproprier cette fête qui sera désormais une fête en son honneur.

La Saint Lupin !

Envoyez-nous vos plus beau dessins et des mots que vous voudriez voir inclus dans les paroles (nous ferons une sélection) à l’adresse mail contact@voxwave.fr avec en sujet « chanson de noël » avant le 10 décembre !

La fête s’annonce spéciale cette année, n’est-ce pas ?

Créez la chanson de Noël avec nous

Marche au pas : Interview de Caroline B. (Direction artistique) !

Bonjour Caroline ! Aujourd’hui j’aimerais aborder avec toi la question de la direction artistique de Marche au pas. Peux-tu expliquer en quelques mots à nos lecteurs en quoi consiste ton travail et quels sont ses enjeux ?

Bonjour ! En fait, la direction artistique c’est un peu le travail de l’ombre, ou disons, la colonne vertébrale d’un projet, cachée sous les travaux des artistes qui, avouons-le, méritent davantage d’être mis en lumière. Si je devais résumer l’enjeu général de mon travail, je dirais qu’il s’agit essentiellement d’encadrer, conseiller et coordonner les différents artistes qui interviennent sur un même projet, tout en définissant l’esthétique générale de la création, de façon à ce que chaque élément ajouté soit vecteur de sens, et que l’ensemble soit cohérent.

Après, pour parler de façon plus concrète, parce que tout ceci est bien théorique, nous allons prendre un exemple. Dans le cas de Marche au pas, j’ai donné des indications stylistiques convergentes à Tatsuki et Lachesis au sujet de l’indétermination générique du personnage principal :

Pour Lachesis cela revenait à s’interdire l’emploi de participes passés (qui traduisent un genre masculin ou féminin) dans l’écriture des paroles. De la même façon j’ai contraint le travail de Tatsuki en lui demandant de mélanger des codes graphiques différents. Je lui ai conseillé de s’inspirer de l’esthétique androgyne de certains mangas afin de traduire l’aspect « garçon féminin » de Das. A contrario, pour faire un/e Das « fille masculine » nous ne pouvions pas réutiliser les codes du manga, donc je lui ai suggéré de s’inspirer de la mode vestimentaire tomboy et de certains mannequins emblématiques de cette esthétique très en vogue dans le monde anglosaxon. De façon plus fine encore, si vous regardez les sourcils de Das, vers l’extérieur ils sont dessinés en appliquant les codes graphiques des sourcils « de fille », tandis que vers l’intérieur ce sont des sourcils « de garçon » (une idée de Tatsuki). Et c’est comme ça pour tout.

Il en va en effet de même pour la musique, les paroles, le dessin, l’animation, le mixage… et je pourrais vous donner des exemples dans chacun de ces domaines, si nous en avions le temps et si je n’avais pas peur de vous endormir. En gros, j’oriente, je conseille et je gronde (le « tututu ») les artistes.

Pour résumer en quelques lignes le processus de création de Marche au pas, ça s’est déroulé comme ça : j’ai commencé par rédiger une feuille de route résumant les enjeux et les idées du projet. Elle était valable pour tous les artistes, tous pouvaient s’y référer à n’importe quelle étape de la création.

Contrairement à ce qui se fait d’habitude, on a commencé par les paroles, avec Lachesis. Elle avait une idée assez précise de ce qu’elle voulait raconter mais était presque trop enthousiaste et débordait d’idées (c’est toujours comme ça quand les artistes sont généreux). Je l’ai en fait simplement aidée à raconter le mieux possible l’histoire qu’elle avait en tête, en lui conseillant certaines modifications stylistiques, en la forçant à structurer les mouvements de son texte, en suggérant l’emploi d’un mot à la place d’un autre… toutes les idées viennent d’elle, de mon côté j’ai fait ce qu’on appelle un travail d’éditeur, pour la pousser à s’améliorer et lui donner les outils dont elle avait besoin pour ça.

Avoir un texte structuré, articulé sur une idée générale par couplet, a aidé Alexou à composer la musique. Et pourtant l’exercice était loin d’être facile, réussir à traduire quelque chose d’aussi intime tout en se l’appropriant mais sans le dénaturer… cela tenait de la gageure. Mais Alexou a cette force d’empathie qui a rendu l’expérience possible. Je doute que cela aurait pu aussi bien se passer avec un autre compositeur.

Pour la partie vidéo, j’ai travaillé à la fois avec Tatsuki et Saint. J’ai commencé par écrire un scénario (sur le modèle d’un scénario de bande dessinée) pour guider Tatsuki. À partir de là elle a pu croquer un storyboard que nous avons corrigé ensemble (changer tel angle de vue, corriger telle perspective, supprimer telle image qui était redondante avec celle d’avant et n’apportait rien à l’histoire…). Ensuite elle a passé ses dessins au trait (version noire encrée) et à la couleur, avec à chaque fois des étapes intermédiaires et des corrections. Je savais où je voulais l’emmener, mais il ne fallait pas qu’elle sache que j’avais une idée précise de ce que je voulais qu’elle fasse, pour justement pouvoir se surprendre elle-même. De ce point de vue-ci c’était une très belle expérience parce que j’ai vu (en streaming qui plus est) le moment où elle a eu un déclic. Je me suis bien gardée de le lui dire sur le moment et elle vous dirait qu’elle n’a pas progressé, mais le seul fait d’avoir dû revenir sur ses premiers dessins pour les mettre au niveau des derniers est suffisamment parlant…

Ensuite il a fallu diriger Saint pour que les images, très nombreuses, ne soient pas trop statiques. Comme d’habitude, elle a été force de proposition et a su trouver des façons subtiles d’insuffler de la vie dans les visuels. J’aime beaucoup travailler avec Saint parce que c’est quelqu’un de très scrupuleux et de très respectueux du travail de ses collaborateurs. Elle a une vraie personnalité mais elle ne s’en sert jamais pour écraser le travail des autres, ce qui serait possible étant donné qu’elle arrive en bout de chaîne.

Et on avance comme ça, petit à petit, étape par étape et retouche par retouche. C’est ce travail d’orfèvre et ce souci du détail qui donnent de la profondeur au morceau. Ce sont les « détails vrais », comme les appelaient Maupassant, qui rendent les histoires que nous inventons singulières, vraies et touchantes.

Bref, disons que c’est comme un accouchement collectif et qu’il faut faire en sorte que le bébé prenne le meilleur de chacun des artistes.

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Le harcèlement scolaire est un sujet de société complexe, difficile à aborder. Peux-tu nous raconter un peu la genèse du projet ? As-tu fait des recherches spécifiques avant de te lancer ?

C’est un sujet d’autant plus difficile que sa réalité est différente en fonction des pays où on l’observe. Avant de travailler dans le secteur culturel, j’ai été moi-même professeur, le temps de financer mes études. J’ai vu des élèves subir des harcèlements de toutes sortes et il est vrai que c’est une réalité tellement pernicieuse qu’elle en devient insaisissable. Le projet de chanson sur le harcèlement est parti d’une conversation avec Joffrey, le président de VoxWave, qui me faisait part d’un constat : de nombreux fans rencontrés en convention lui avaient confié être en rupture scolaire, souvent suite à des histoires de harcèlement. On a tout de suite voulu en faire quelque chose de créatif et d’engagé. Parler à notre public, lui dire qu’on l’écoutait. On se sentait responsables de ces témoignages qui nous avaient été confiés et des espoirs d’émancipation que cristallise ALYS et notre projet d’une manière générale.

Mais une fois cette décision prise, il fallait encore réunir une équipe artistique qui soit à la hauteur d’un sujet aussi difficile à traiter, c’est-à-dire des gens à la fois intelligents, sensibles et courageux. De ce point de vue-là, vous l’avez compris, je dois dire que c’est une expérience qui m’a ravie.

Mais pour répondre plus directement à ta question, nous sommes donc partis d’un constat empirique et du vécu de chacun. C’est ensuite, pendant l’élaboration du clip et à chaque étape, que j’ai été amenée à faire des recherches plus spécifiques, sur l’ijime par exemple, sur les chiffres du harcèlement, sur les études de genre…


Comment s’est déroulée la collaboration avec les différents artistes en présence ? D’ailleurs, c’est bien toi qui as proposé à Lightning de rejoindre le projet, si je me souviens bien ?

J’ai déjà plus ou moins répondu à cette question mais ça me fait plaisir que tu me la poses parce qu’elle me donne l’occasion de redire à quel point j’ai été contente de travailler avec chacun d’eux, Alexou, Lachesis, Tatsuki, Lightning et Saint. Globalement, tout s’est très bien passé même si évidemment il a parfois fallu jouer du tututu. Il faut dire que je suis plutôt très sévère, et je le suis d’autant plus quand je travaille avec des gens talentueux. Alors en voyant la qualité de Marche au pas, je vous laisse un peu imaginer mon intransigeance… Pour autant, chaque fois que j’ai émis des critiques, les artistes concernés ont tout de suite réagi de façon positive. C’est une chance d’avoir des collaborateurs qui sont à ce point dédiés à leur travail, concentrés sur sa qualité et conscients des enjeux qu’il porte. Je crois qu’on a tous voulu par ce projet témoigner notre soutien aux jeunes en souffrance.

C’est pour ça qu’effectivement j’ai voulu que Lightning joue la partie guitare du morceau. C’est un excellent guitariste et sa contribution a donné de la profondeur au morceau, une sensibilité supplémentaire. Je pense que parmi tous les instruments c’est la piste guitare composée par Alexou qui porte le mieux l’émotion du personnage, il me semblait qu’il était donc important d’avoir une guitare analogique et pas un instrument synthétique. Lightning était le musicien idéal pour donner ce supplément d’âme au morceau.


Quelle est ta perception des chanteurs virtuels, et notamment d’ALYS ?

À vrai dire, avant d’entrer dans VoxWave je ne m’intéressais pas du tout aux chanteurs virtuels. J’avais bien vu quelques mangas comme Macross Plus qui traitent du phénomène et sur le papier je trouvais ça intéressant, mais dans les faits je n’étais pas convaincue, je me disais que la virtuosité, l’émotion ne pouvaient pas venir d’un robot ou d’un programme. Ce qui fait le génie de la Calas ce n’est pas la perfection technique de son chant, bien au contraire, ce sont ses magnifiques imperfections. Du coup, la propreté clinique de la machine ne me touchait pas. Et puis à force de me faire asticoter par Joffrey j’ai compris que l’émotion ne serait jamais celle d’ALYS, mais toujours celle du programmeur et que le logiciel a beau être froid comme un week-end de novembre à Bjuroklubbfiskelage (c’est en Suède), les sentiments que l’utilisateur fait passer dans la programmation de la voix, eux, sont bien réels ; et à partir de là il n’y a pas de raison qu’ils ne soient pas touchants. Avec ALYS c’est ce que nous essayons de promouvoir et c’est ce projet qui m’a fait changer d’avis sur la question. Depuis j’en apprends tous les jours un peu plus sur cet univers, qui est d’ailleurs beaucoup plus riche qu’il n’y paraît au premier abord.


Comment vois-tu l’avenir du studio ? Quels développements aimerais-tu apporter ?

Je me plais à l’imaginer radieux. Mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir et de nouveaux obstacles se présentent devant nous tous les jours. Je pense que pour dépasser toutes ces difficultés il faudra justement développer le studio et l’amener à explorer d’autres champs, sans se borner à la seule musique. Ça pourrait être l’animation, le spectacle vivant, le jeu vidéo ou encore l’édition. Bref, je crois de plus en plus à la notion d’univers cohérent transmédia et c’est ce que j’aimerais apporter à ALYS.


Un petit mot pour nos lecteurs ?

Vous êtes encore là ? Plus sérieusement, si vous souffrez de harcèlement scolaire, quel qu’en soit le motif (je me refuse à parler de « raison » en cette occurrence), n’hésitez pas à en parler. Certains adultes probablement vous décevront, probablement ne seront pas à la hauteur, mais persévérez, vous finirez par trouver des gens dignes de confiance et qui seront prêts à vous écouter et à vous aider, si vous n’êtes pas en mesure de vous aider vous-mêmes. Et comme je l’avais dit à un de mes élèves qui m’avait demandé, répétant les propos de ses camarades, si je le trouvais « bizarre » : mais enfin, j’espère bien que vous êtes bizarres ! Tous les gens qui m’intéressent et m’ont jamais intéressée ont toujours, d’une manière ou d’une autre, été considérés comme « bizarres » ou « différents » de la masse. Et très franchement, avec la masse, on s’ennuie, comme un week-end de novembre pluvieux à Bjuroklubbfiskelage… (je présente mes excuses à nos éventuels lecteurs suédois, c’est juste que cette suite presque ininterrompue de consonnes me fascine).

Marche au pas : Interview de Caroline B. (Direction artistique) !

Semaine internationale du film d’animation : Tatsuki et le mouvement américain

Comme je vous l’avais promis, nous avons encore quelques petites choses à vous offrir à l’occasion de la semaine de l’animation ! J’ai dû faire usage de beaucoup de pastèque et de persuasion mais aujourd’hui, Tatsuki vous dévoilera comment elle est devenue la mentor de MacGyver (Comment ça les dates ne correspondent pas ? Vous connaissez le TARDIS ? Le temps n’est qu’une grosse boule de wibbly wobbly timey wimey stuff après tout !) lorsqu’elle a donné vie à l’animation circulaire d’Hajime Ni !

Allons-y !

Lachesis


Quand on n’y connait rien en animation, on fait avec ce qu’on a ! C’est loin d’être LA méthode pour animer, étant donné que je ne sais pas comment les animateurs professionnels animent… Il faudrait déjà avoir un logiciel d’animation pour commencer~ Mais allons y avec les moyens du bord et de la motivation plein les pattes !

Voici une petite recette de Tatsu galérienne !

Prenez vos outils en main : un logiciel de dessin et Windows Movie Maker suffiront amplement. Pour moi, ce sera Paint Tool Sai (mon petit compagnon de route).

Pour le turn around d’Hajime ni, j’ai tracé des repères pour garder les éléments du visages alignés.
Savoir où aller est plus simple aussi, c’est pour ça que je séquence l’animation en plusieurs étapes principales for example partir de « face » à « profil ».
Je dessine donc le visage de face puis de profil -un peu plus loin- et je dessine les étapes intermédiaires calques par calques.
[Cliquez sur les images pour les voir en grand. n.d.l.r.]

Premiers repères
Premiers repères

Une fois l’animation brouillon faite, c’est du bricolage, on mets les fichiers dans Wiwi Movie Maker et on trifouille le temps d’apparition de chaque dessin pour essayer d’avoir un rendu fluide. Si ça saccade malgré tout, c’est qu’il faut ajouter un dessin et ainsi de suite jusqu’à être satisfait du résultat !

Toutes les étapes !
Toutes les étapes !
C’est long et délicat parce que parfois ça ne se joue à rien, mais c’est magique de voir ses dessins prendre vie !


Merci beaucoup à Tatsuki pour son témoignage ! Vous pourrez retrouver son travail dans la prochaine sortie du studio : Marche au pas.
D’ailleurs, une super méga giga surprise attend les personnes ayant soutenu ce projet sur Tipeee… Intéressés ?
Vous pourrez aussi retrouver le travail de notre past… Tatsuki favorite sur son compte DeviantArt °3°9

Impressionnant tout ce que l’on peut faire avec peu de moyens, n’est-ce pas ? C’est bien pour cela que vous devez toujours garder cette idée en tête : ce ne sont pas les moyens que vous avez qui importent le plus mais ceux que vous vous donnez !
La magie de l’animation me fera en tout cas toujours rêver, pas vous ?

A bientôt pour de nouvelles aventures dans le monde de l’art et de la création.

Semaine internationale du film d’animation : Tatsuki et le mouvement américain

YWAA #4 : Affiche A3 « ALYS par Ailein »

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La quatrième session d’YWAA se fait sur une oeuvre réalisée par Ailein. Elle s’inspire à la fois de la chanson « Sous cette Pluie » présente dans l’album Eveil (vous pouvez retrouver les paroles en fond), mais est un hommage à Watanabe et à son travail sur Cowboy Bepop.

Ailein est une artiste que vous n’avez pas encore croisée dans les réalisations de VoxWave, nous sommes donc très heureux de l’accueillir ! 🙂
C’est une jeune créatrice de 20 ans actuellement en études de communication visuelle.

Mais vous connaissez pourtant peut-être déjà quelques-uns de ses travaux ! Ce n’est pas la première fois qu’elle dessine ALYS.

Participation au concours « ALYS a un an ! »
Participation au concours de design d’ALYS

Vous pouvez retrouver les travaux d’Ailein sur sa page Facebook, ainsi que sur son DeviantArt.

Mais voici l’oeuvre d’aujourd’hui !

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Comme pour chaque session YWAA, vous pouvez commander sur le Shop (-15% de réduction supplémentaire sur cette plateforme -n’oubliez pas de valider le code lors de la confirmation de commande-) ou directement sur les réseaux sociaux en écrivant en commentaire sur la publication dédiée « J’achète ». Nous reprendrons ensuite contact avec vous (pensez à bien activer la discussion instantanée). Les frais de port sont toujours gratuits. Le moyen de paiement est libre (chèque, virement, paypal, etc.).

La session YWAA #4 débute à 19h ce jour et s’achève demain à 19h.

Nous vous souhaitons une bonne acquisition ! 😀

YWAA #4 : Affiche A3 « ALYS par Ailein »

YWAA #3 : Set Wallpapers « Dans mon Monde » par Miky-rei

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La troisième session d’YWAA se fait sur une oeuvre composite de 5 fonds d’écrans réalisés par Miky-Rei à l’occasion de l’anniversaire de sortie de « Dans mon Monde« . Chaque fond d’écran sera dédicacé individuellement à la main à l’aide d’une tablette graphique.

Miky-Rei vous la connaissez déjà pour son travail d’animation 3D et vidéo dans le PV de la première chanson d’ALYS : Dans mon Monde.
C’est une jeune créatrice avec une utilisation privilégiée des programmes MikuMikuDance, After Effect et Photoshop. Ses compositions fantasmagoriques, aussi bien vidéos qu’images, nous transportent dans un univers empli de fantaisie et de sentiments forts et diversifiés.

Miky-Rei a déjà travaillé sur des PV de chansons avant Dans mon Monde. Elle a notamment collaboré avec le compositeur japonais Dog tails, pour le clip de sa chanson REALITY.

Vous pouvez retrouver les travaux de Miky-Rei sur sa page Facebook, ainsi que sur sa chaîne YouTube.

Comme pour chaque session YWAA, vous pouvez commander sur le Shop (-15% de réduction supplémentaire sur cette plateforme -n’oubliez pas de valider le code lors de la confirmation de commande-) ou directement sur les réseaux sociaux en écrivant en commentaire sur la publication dédiée « J’achète ». Nous reprendrons ensuite contact avec vous (pensez à bien activer la discussion instantanée). Les frais de port sont toujours gratuits. Le moyen de paiement est libre (chèque, virement, paypal, etc.).

La session YWAA #2 débute à 19h ce jour et s’achève demain (12 septembre 2015) 19h.

Nous vous souhaitons une bonne acquisition !

 

YWAA #3 : Set Wallpapers « Dans mon Monde » par Miky-rei

L’heure des révisions avec ALYS Propaganda Série 01 !

Bonjour à tous !

Cela faisait un moment que nous vous laissions sans nouvelle côté goodies. Nous venons briser cette monotonie installée depuis bien trop longtemps ! Beaucoup d’entre vous vont ou ont passé leurs examens et nous savons à quel point il est difficile de se plonger dans ses cours par un temps si ensoleillé. Mais les nouveaux objets disponibles sur la boutique devraient vous y aider !

ALYS vous emmène dans le monde de la propagande avec la série ALYS Propaganda – Série 01 !

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(Funfact : Lupin est un très mauvais prof.)

Acetea vous propose une mise en scène de l’univers d’ALYS reprenant de célèbres affiches historiques. Outre Lupin, c’est aussi le grand retour de Saly, ce personnage satirique d’ALYS dont Acetea avait publié le design quelques jours avant la naissance d’ALYS, et qui reprend à son compte tous les clichés associés à la France « traditionnelle ».

Avec ces travaux, nous entendons proposer un projet ludique, autant qu’éducatif. Ludique, car le style d’Acetea, très coloré et pop, fait aussi la part belle à l’humour et à la tendresse quant aux personnages représentés. Educatif, car il permet également de mettre en exergue tous les liens qui existent entre la culture pop d’aujourd’hui, et la culture de propagande du XXe siècle, dont les codes esthétiques et moraux constituent sans doute (pour le meilleur et pour le pire) le terreau de notre société.

Notons  que le phénomène de la « mascotte », qui humanise le rapport à des concepts, des idéologies, des institutions, et qui connaît une reviviscence aujourd’hui dans certains pays (notamment au Japon), est en réalité un phénomène bien plus ancien, issu d’une évolution des figures allégoriques telles que Marianne ou l’Oncle Sam. A ce titre, y a-t-il de l’allégorique en ALYS, et dans l’univers qui se bâtit autour d’elle, autour des notions de communauté et de francophonie ? Telle est l’une des questions que nous souhaitions aborder.

Il s’agit aussi de faire oeuvre de parodie et de pastiche : le phénomène culturel d’engagement et d’engouement qu’ALYS suscite autour d’elle n’est pas sans lien avec les grands phénomènes d’engagement du XXe siècle. Ce phénomène est d’autant plus original qu’ALYS est pensée, avant tout, comme un personnage creux, vide, une marionnette à laquelle les fans -autant que les artistes- donnent vie de par les aspirations, les rêves, les désirs qu’ils y projettent. ALYS n’a donc pas la consistance d’une personne physique et ne peut se défendre aisément des atteintes à son image. Ainsi, il pourrait être aisé de l’instrumentaliser pour la mettre au service d’une cause pour laquelle elle n’a pas été conçue.

C’est pourquoi ce recours à la parodie prémunit ALYS contre ce type d’atteinte : si ALYS a valeur de symbole pour bon nombre d’entre vous, nous prenons soin à ce que ce symbole ne puisse pas être dénaturé par des personnes malveillantes, conservant ainsi le caractère frais, original et neuf du personnage.

Il s’agit aussi de mettre en valeur tout le contraste entre la culture de la propagande et celle de la pop culture, dont l’une présente un caractère unilatéral, et assez souvent facile à décrypter, là où les codes de l’autre se nichent davantage dans la réécriture et la réinterprétation d’un propos existant.

Avec VoxWave, nous voulons proposer un support à la créativité des artistes, qu’Acetea illustre brillamment ici par son travail de pastiche, qui rend hommage aux travaux originaux tout en en proposant une relecture très rafraîchissante et ludique. Et c’est aussi une façon originale d’apprendre l’histoire en s’amusant !

 

1) Un monde bipolaire (Affiche satirique publiée pendant la Guerre Froide, auteur et dates inconnus)

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En 1947, la division du monde en deux grands blocs, le bloc de l’Est et le bloc de l’Ouest, est patente. Les chefs de file de chaque bloc sont, respectivement, les Etats-Unis d’une part, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) de l’autre. Ce conflit larvé, marqué par des affrontements indirects entre les deux grandes puissances, va imprégner la seconde moitié du XXe siècle jusqu’à la dislocation de l’URSS en 1991.

Les différences, voire l’opposition, des deux blocs, manifestes sur tous les plans, et notamment politiques, économiques, aussi bien qu’idéologiques et culturels, prêtent ainsi à l’époque à de nombreux commentaires de la part des analystes, que la satire révèle avec crudité et humour.

Cette affiche, d’origine allemande (comme en témoignent les inscriptions « West-Erde » -bloc de l’Ouest- et « Ost-Erde » -bloc de l’Est),  propose ainsi une lecture assez originale du monde. A gauche, on reconnaît une figure proche de l’Oncle Sam, assise le bloc Ouest, marqué du drapeau et du dollar américain, qui rappelle aussi bien la domination des Etats-Unis sur ce bloc, que le système économique de cet espace, le capitalisme. A droite, on reconnaît un ouvrier, en rouge (la couleur emblématique du communisme), sur une partie du monde frappée de la faucille et du marteau (l’alliance du prolétariat rural et urbain, les paysans et les ouvriers). Ces différences de symbole rappellent ainsi la différence entre un système économique dominé par l’initiative individuelle et la propriété privée des moyens de production, et un système économique où domine l’initiative étatique et la propriété collective des moyens de production.

Les deux espaces sont séparés par des coutures visibles, qui rappellent aussi bien le Discours de Fulton (où Winston Churchill, en 1946, évoque un « rideau de fer » séparant l’Europe et le monde en deux), que le mur de Berlin, qui sépare de 1961 à 1989 Berlin-Ouest et Berlin-Est.

Les deux individus se sourient l’un à l’autre, tout en se tournant le dos, laissant à penser que cette affiche pourrait dater de la Détente (période s’étendant de 1962 à 1979, où le maître mot est alors celui de la « coexistence pacifique »). Cependant, les deux individus n’en restent pas moins armés, l’un d’un fusil, l’autre d’un couteau de boucher. Deux interprétations sont possibles.

Premièrement, le rappel du système « MAD » (Mutual Assured Destruction), mis en place au début de la Guerre Froide, dans lequel tout assaut direct d’une force sur l’autre pourrait déboucher sur une destruction par la force nucléaire des parties en présence. Ce système a donné naissance à un véritable malaise civilisationnel, dont des films comme Le Dr Folamour, ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe de Stanley Kubrick (1964) se font l’écho. Mais pourtant, ici, les Etats-Unis et l’URSS se tournent le dos et dissimulent leurs armes, ce qui laisse à penser à une autre interprétation possible.

En effet, ces armes rappellent aussi les violents conflits qui émaillent les deux blocs pendant toute la période (guerre du Vietnam pour les Etats-Unis de 1955 à 1975, insurrection de Budapest en 1956 ou guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989 pour l’Union Soviétique), et dans lequel chaque leader agit pour préserver la domination sur son espace. Se met ainsi en place un système d’équilibre des forces dit de « condominium », dans lequel les forces en présence peuvent, parfois, collaborer pour préserver leur pouvoir dans leurs espaces respectifs.

Cette affiche présente ainsi un caractère satirique affirmé, en pointant, non sans un certain humour noir, toute l’absurdité d’un système : les personnages sont des stéréotypes, dont les sourires sont aussi infantiles qu’inquiétants.

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AceTea a reproduit ici les grands traits de l’affiche telle qu’elle est présentée : personnages de dos assis chacun sur un espace bien délimité (avec une « couture » très marquée au centre)… Cependant, la symbolique en est foncièrement changée ! ALYS, à gauche, est assise sur  un patchwork de drapeaux, qui sont les drapeaux de pays francophones : Suisse, Mali, et bien évidemment la France, qui n’est qu’un des éléments de cet ensemble le plus vaste que sont les pays de langue française. Saly, à droite,  est quant à elle assise sur un gigantesque drapeau français, qui colle à son concept.

Les tenues des personnages sont ainsi leurs tenues classiques, et non plus des tenues stéréotypées… En revanche, leurs objets le sont : on note ainsi le micro d’ALYS, qui est un micro pensé pour la scène, et dont le fil se perd hors de l’image, qui s’oppose au camembert, à la baguette de pain, et au couteau (dont la connotation guerrière n’est ici que parodique) de Saly. Tout oppose également l’attitude des personnages, dont l’un est souriant, d’un sourire ouvertement narquois, face à Saly, plus recroquevillée sur elle-même et visiblement mécontente. Rappel de la mauvaise humeur proverbiale des Français, ou simple jalousie face à sa voisine ? L’interprétation est ici libre !

 

2) Photographie de Lili BRIK mise en affiche, Alexandre RODCHENKO, 1925

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« Des livres ! Pour tous, sur tous les sujets », clame le slogan. Datée de 1925, cette affiche de propagande est typique du constructivisme russe du début du XXe siècle, dont Alexandre Rodchenko est l’un des fondateurs.

En 1925, le régime soviétique est en pleine phase de construction : né de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe de 1917, le projet de nouvelle société porté par l’Union Soviétique s’adosse sur des réformes profondes du pays (avec la NEP, Nouvelle Politique Economique, initiée par Lénine). Ces réformes structurelles font appel à de nouvelles techniques de communication politique, très en rupture avec celles du régime tsariste. Elles vont de pair avec l’emploi de codes esthétiques nouveaux.

Art officiel de la Révolution russe de 1917 à 1921, le constructivisme russe évacue le réel de l’image par le recours à des formes abstraites, qui n’ont d’autres signifiants qu’elles-mêmes. Cet élément constitue une ressource-clef de la propagande, dont l’enjeu est précisément de substituer au discours sur le réel une idéologie qui propose un ensemble de solutions cohérentes, mais biaisées, à une problématique sociale. Lili Brik, égérie des artistes avant-gardistes russes, est donc mise en scène sous les traits d’une ouvrière (ce dont témoigne le foulard dans les cheveux), opérant un premier décalage. Le deuxième décalage repose sur la photographie elle-même, qui a été altérée par rapport à l’originale (redressée d’environ 45°, créant un effet de dynamisme), à llaquelle de nombreuses formes abstraites ont été surimposées. Ces formes géométriques, brutes, qui encadrent le dessin, renforcent son pouvoir de persuasion, en lui donnant un caractère brut et péremptoire.

Il faut souligner ici la modernité du graphisme, qui en font une référence, même encore aujourd’hui. Le graphic design est depuis devenu une discipline bien connu des publicitaires, qui en font un usage abondant, permettant de transmettre, par un système codifié de symboles, de nombreux messages non verbaux, à celui qui les regarde.

Le message transmis est ainsi un message politique sans ambiguïté : « des livres, pour tous, sur tous les sujets », révélant ici l’un des éléments clefs du régime soviétique : l’importance accordée à l’éducation du peuple.

Le constructivisme connaît à cette période une floraison sur de nombreux supports : affiches, architecture, oeuvres littéraires… Autant de travaux d’un genre nouveau, qui se mettent au service d’un pouvoir qui, à cette époque, donne l’image d’un régime neuf.

Le recours à ces nouvelles méthodes de communication introduit toutefois un rapport problématique à l’art : en effet, à s’appuyer sur le pouvoir en place, ne risque-t-il plus de ne de venir qu’un moyen au service d’un message (fut-il un message d’émancipation ou un message d’oppression) ?

L’évolution du régime soviétique qui, avec l’arrivée au pouvoir de Staline en 1928, change de ligne directrice et recourir à des symboles beaucoup plus classiques (cf image 4), entraîne progressivement la tombée en disgrâce du constructivisme russe, dont la pérennité se loge ailleurs, et notamment dans les techniques contemporaines de marketing et de publicité.

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Ici aussi, les codes sont repris, et connaissent de subtils décalages. Tout d’abord, ALYS est un personnage conçu pour n’avoir pas de référent humain. Si ses traits et sa pose s’apparentent à ceux de Lili Brik, le contact avec la réalité s’estompe dès lors que l’on regarde les cheveux ou le micro-casque voire tout simplement les tâches de rousseur sur le haut du visage du personnage.

« Avenir – la voix des artistes de demain – ALYS ». Les signaux employés pour véhiculer le message sont le même. Cependant, au lieu d’être autoréférentielle, comme l’est l’affiche de Rodchenko, l’image ici prend pied sur un faisceau d’inspirations plurielles, qui compte l’affiche, Avenir (la chanson d’ALYS la plus connue à ce jour), et son slogan répété par VoxWave (« la voix des artistes de demain »), dont la graphie fantaisiste est ici un clin d’oeil à la perception fréquente de l’alphabet cyrillique pour l’oeil inexpert.

Il est toutefois frappant de noter la façon dont le changement d’une seule couleur modifie profondément l’expressivité de l’image. Là où l’emploi du rouge et du noir donnent à l’affiche de Rodchenko une dimension belliciste et péremptoire, l’emploi du bleu et du noir laissent un sentiment plus contrasté et indéterminé.

 

3) Affiche I want you for US Army, James Montgomery FLAGG, 1917

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En 1917, le monde est en guerre, dominé par le clivage entre les forces de la Triple Entente (Empire britannique, Empire français, Empire russe), et de la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman).

Les Etats-Unis ne prennent pas part au conflit dans un premier temps. Toutefois, une série d’incidents les tire de leur neutralité, à commencer par le naufrage du transatlantique britannique RMS Lusitania, qui, le 7 mai 1915, coule corps et bien, avec plus de 1 200 passagers, dont 200 passagers américains. Après deux ans de renforcement de l’hostilité états-uniennes envers la Triple Alliance, les forces américaines s’impliquent dans la guerre là partir du 6 avril 1917.

La Première Guerre mondiale est le premier conflit à mobiliser autant la société civile dans l’effort de guerre, la guerre étant traditionnellement dévolue aux corps armés de métier. Cependant, dans des sociétés où le modèle du citoyen-soldat domine, la mobilisation des citoyens constitue la source principale venant nourrir les contingents.

Cette affiche de James Montgomery FLAGG est à cet égard exemplaire des techniques de communication et de mobilisation mises en oeuvre par l’Etat américain durant cette période : le personnage, l’Oncle Sam, devient ainsi une figure allégorique des Etats-Unis. Oncle Sam est déjà une figure populaire à cette époque, « Uncle Sam » étant une expression née pendant la guerre anglo-américaine de 1812 (les soldats de la base de Troy lisant ainsi les initiales des barils de viande « U.S » qui leur sont adressés comme « Uncle Sam », du nom de Samuel Wilson, leur fournisseur de viande). Il réapparait tout au long du XIXe siècle, et notamment  à la fin du XIXe siècle dans des bandes dessinées politiques dessinées par Thomas Nast, qui fixent les traits du personnage (âgé, mince, un haut-de-forme étoilé sur la tête ainsi qu’un pantalon portant les fameuses bandes rouges du drapeau américain)

Cette affiche va marquer l’histoire en lui conférant une dimension supplémentaire : celle d’un personnage au service de la défense des libertés, en faisant en ce sens un précurseur des super-héros de comics américain. Le personnage est légèrement incliné sur le côté, ce qui lui confère un air engageant, le froissement des vêtements et l’inachèvement du bras gauche participant au dynamisme de l’image. Le regard est franc et déterminé, de même que le geste du doigt. Le message en lui-même est lui aussi clair et net : « I want you for US Army – Nearest Recruiting Station » -Je vous veux dans l’armée américaine – station de recrutement la plus proche. Le tout, encadré par une bande rouge cernée de deux bandes bleues, rappel évident du motif de la Star-Spangled Banner (la Bannière étoilée).

Le message est elliptique, le design étant au service du propos : le « you » est en apposition par rapport au reste du texte, et d’une couleur différente, qui engage directement le spectateur. On imagine sans mal l’effet que ce genre d’affiches, produites et affichées en série, pouvait avoir sur la population (on évoque fréquemment le « bourrage de crâne » pour désigner le caractère intrusif de la propagande de l’époque).

Il souligne également ce maillage du territoire qui est, à cette époque, une réalité, et qui permet de renvoyer chaque citoyen à la « station de recrutement la plus proche », de New York à Los Angeles. Pour rappel, moins de 50 ans auparavant, le train transcontinental reliant l’Est à l’Ouest des Etats-Unis devenait tout juste une réalité.

L’Oncle Sam devient ainsi à la faveur de la guerre une figure populaire autant qu’allégorique des Etats-Unis : aux Poilus français répondent ainsi les Sammies américains. Par la suite, le personnage trouve de nombreux dérivés, jusqu’aux années 1980 avec un dessin animé « Les aventures de l’Oncle Sam ».

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C’est donc avec ce pastiche que nous vous titillons depuis plusieurs semaines !

Acetea a ici réalisé un travail considérable et très abouti, qui reprend à la fois les codes de l’affiche ci-dessus, mais en y ajoutant son talent propre. Bien évidemment, ce qui frappe, c’est la détermination du regard d’ALYS, ici habillée « en homme », pour parler comme au XIXe siècle. Lupin, qui loge dans le chapeau d’ALYS, semble quant à lui plus grognon que jamais.

Soulignons aussi cette référence en direction de la communauté de fans que sont les Alystes, avec cette idée d’une « Alyst army ».

Cette notion, ici, n’a plus de valeur belliciste : elle s’appuie plutôt sur l’argot de la culture Internet, qui a vu éclore les communautés de « bro army », voire les « personal army » des uns et des autres, qui n’ont pas grand-chose à voir avec les armées de métier. Elles servent avant tout à désigner des communautés qui défendent de façon véhémente un projet qui leur tient à coeur.

Notons enfin le souci du détail dans le graphisme de l’affiche, qui va jusqu’à reprendre un motif de drapeau français pour encercler ALYS, participant ainsi de son statut d’icône.

 

4) Le Grand Timonier nous guide, Staline à la barre, affiche parue en 1937 dans la Pravda.

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En 1937, l’Union Soviétique est sous la coupe du dictateur Staline. Parvenu à la tête du PCUS (Parti Communiste de l’Union Soviétique) en 1928, il pratique à plusieurs reprises des purges au sein du parti, pour garantir l’adhésion du parti, et partant du peuple, à sa vision du communisme et à la politique qui en découle. La personnalisation du pouvoir stalinien amène ainsi à l’organisation de rituels autour de la figure de Staline, souvent baptisée par les historiens « culte du chef ».

Ce culte prend de nombreuses formes : applaudissements sans fin lors des réunions du Parti, qu’il s’agisse du congrès du PCUS ou de sections locales, défilés militaires présidés par Staline… Les exemples abondent dans l’iconographie, faisant appel aussi bien aux affiches qu’au cinéma en passant par la photographie (où les opposants au parti qui y figurent sont régulièrement effacés, par retouche photographique).

Cette affiche, publiée dans la Pravda (« lVérité » ou « Justice », organe officiel du PCUS), est ainsi exemplaire des codes graphiques de cette époque. Au constructivisme de Rodchenko a succédé une nouvelle forme d’iconographie, cette fois plus personnelle : Staline est représenté en capitaine tenant la barre de la nation (CCCP étant l’acronyme russe pour URSS), le regard tourné vers l’horizon. La dynamique de l’image se fait l’écho d’une période troublée (le drapeau flottant au vent est agité, visiblement froissé, et on perçoit sur la gauche les traces du vent). Ce trouble s’oppose au calme olympien du dictateur, dont l’allure déterminée, mais calme, le montre comme prêt à affronter les tempêtes… Et donc partant, à guider la nation, littéralement, « contre vents et marées ».

Cette image du dictateur en « grand timonier » est un classique, qui a été utilisé à de nombreuses reprises dans l’iconographie, avec des variantes (plan, tenue, etc…).

Aujourd’hui, ce genre d’image reste utilisé dans le cinéma, souvent d’ailleurs pour dépeindre des caractères de personnages mégalomanes et emportés par leur démesure.

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ALYS capitaine de navire… Et bien pourquoi pas. Cependant, ALYS, sur cette image, tient plus de la pirate mettant à feu et à sang la lagune… Image qui est devenue quant à elle bien plus romantique, la culture pop ayant son lot de pirates charismatiques, qu’ils écument les mers ou l’espace.

La tenue d’ALYS, autant que son emblème, sont ici revisités : à la forme abstraite habituelle qu’est le SHL, se superpose une rose des vents, qui se combine ici à un bleu très maritime. Enfin, Lupin semble ici se montrer particulièrement féroce, des flammes jaillissant de sa gueule… confortant l’illustration dans sa tonalité relativement décalée.

 

5) Rosie the Riveter, Howard Miller, 1943

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En 1943, le monde est à nouveau en guerre, enfoncé cette fois dans la Seconde Guerre mondiale. Aux Etats-Unis, comme ailleurs, les femmes sont mobilisées dans l’effort de guerre, et notamment dans les usines d’armement.

« Rosie la Riveteuse » est ainsi l’une des nombreuses figures de ces femmes qui, pour la première fois depuis le début de la Révolution Industrielle, accèdent à un emploi rémunéré. Le foulard dans les cheveux revient ici comme motif de la femme au travail, et son attitude est déterminée et résolue : le personnage pensé par Howard Miller retrousse ses manches, dévoilant des avants-bras musclés, faits pour le travail. Le message est clair : « We can do it! » (« Nous pouvons le faire! »), qui signifie bien ici, vaincre l’ennemi, et ce notamment en produisant des armes en plus grande quantité et plus rapidement que lui. Cette affiche de propagande, produite par le « War Production Coordinating Committee », a ainsi pour objectif de remonter le moral des travailleurs et travailleuses à qui il s’adresse en premier lieu.

Cette affiche, déjà très « pop » par sa colorisation et le placement de ses différentes composantes (notamment le choix d’un phylactère pour le texte, qui rappelle directement la bande dessinée), a été relativement oubliée dans les années 1940, pour être redécouverte ensuite dans les années 1980, où elle est devenue emblématique d’une certaine culture féministe. Une lecture rétrospective intéressante d’une oeuvre originale !

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Cette image, vous la connaissez, si vous avez suivi notre campagne de communication pour le prix du public Moovjee ! Acetea l’avait créé à cette époque justement pour encourager tous les Alystes à soutenir notre candidature, où nous avions justement repris le slogan « We can do it ! », qui avait connu un très fort engouement.

Bien sûr, l’utilisation de cette image a conservé une dimension de pastiche (notamment la tenue de Saly, avec son petit croissant), mais elle a joué également ce rôle fédérateur qui est nécessaire à la constitution de toute communauté. Et il faut bien le souligner, il s’agit d’un travail remarquablement bien fini !


Belle galerie, n’est-ce pas?

Vous pourrez retrouver deux types de produits liés à ces travaux :

– En premier lieu, le poster « I want you for Alyst Army » est disponible au format A3 ! De quoi vous permettre de décorer votre chambre avec une affiche cool et design ! Cette affiche sera notamment disponible pour Japan Expo. 🙂

– En cartes postales, par pack de 2×5 cartes. Pourquoi ? Mais tout simplement pour vous permettre de rejoindre la Alyst Army ! Gardez les originaux pour vous, et envoyez les doubles à vos amis ! Notez bien où vous les envoyez, nous vous réservons un petit jeu autour de ces cartes pour cet été…

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Tous ces produits seront disponibles sur le Shop, en convention, mais aussi dans notre nouveau réseau de distribution (nous vous mettrons d’ailleurs à contribution pour savoir dans quelles villes vous souhaitez retrouver nos produits prioritairement !)

Allez, à très bientôt sur le Shop !

Keep SHL <o> !

 

L’heure des révisions avec ALYS Propaganda Série 01 !

Compte client : mode d’emploi

Bonjour tout le monde, ici Lachesis !
Dans l’article d’aujourd’hui, nous allons voir ensemble comment créer un compte client et naviguer sur l’interface du site.

Avant toute chose, vous vous demandez peut-être à quoi peut bien servir un compte client ? C’est très simple : Grâce à ce compte, vous pourrez suivre toutes vos commandes directement sur le site, récupérer vos factures et cumuler des points convertibles en bons d’achat !

Alors, commençons : Lire la suite « Compte client : mode d’emploi »

Compte client : mode d’emploi

C’est Noël chez VoxWave !

Pour fêter cela, profitez dès aujourd’hui et jusqu’au 31 décembre de frais de ports gratuits dès 40 euros d’achat !

Les précommandes passées durant cette période sont également éligibles pour l’offre (attention cependant, la boutique sépare les commandes des produits en précommandes et des produits en stock.  Merci de nous contacter si vous souhaitez mélanger les deux !)

En plus de cette offre, nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de nouveaux produits. Ils apparaitront au fur et à mesure. Nous commençons aujourd’hui avec le T-Shirt « Naissance », dessiné par Saphirya  !

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Les autres produits sont disponibles en précommandes et des photos arriveront dès que possible. Vous retrouverez ainsi :

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  • Un t-shirt reprenant les motifs de la tenue d’ALYS.*

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  • Un t-shirt avec l’illustration d’Elnawen.*

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Bonnes fêtes de fin d’année à tous !

*Images non contractuelles, des photos des produits seront ajoutées à réception de ceux-ci.

C’est Noël chez VoxWave !